SAM PHIL

SAM PHIL

9, rue de la Forêt de Bercé
72340 CHAHAIGNES
France



sam1phil[arrobe]wanadoo[point]fr

Né le 19 novembre 1970 à Alençon.

Après le bac, objecteur de conscience dans une salle de spectacles et puis empilement jusqu’à trente ans de petits boulots (libraire à Paris, disquaire au Mans, cuisinier dans une société de catering…)
2000 - Sculpte ses premières pièces dans son modeste appartement. Autodidacte, il acquiert une certaine technique, le bois, réminiscence, souvenir d'un grand-père menuisier, sera son interlocuteur privilégié.
2002 - Commence à enseigner la sculpture (sur pierre ou bois, auprès d’enfants et d’adultes) et à réaliser des œuvres en public (symposiums).
2005 – Après une exposition à Chahaignes (sud Sarthe), installe son atelier dans le village, et s’implique depuis dans l'organisation des différentes expositions qui s’y tiennent tout au long de l'année.
2009 – Nouvelle orientation vers des sculptures colorées.
Il se dégage de la séduction inhérente au bois (sa teinte, sa veinure), pour mettre en avant le « message » de la sculpture par l’ajout de peinture, quelque chose de plus signifiant, accentuant ainsi la portée d’un engagement inhérent à toute création. Ce qui l’a encouragé à allier à mes sculptures occupant l’espace des tableaux-sculptures apposés - opposés ? - au mur.

Le choix de la matière : le bois.
L’arbre comme symbole de régénération : lui redonner une nouvelle vie, servir de relais, comme le passage de témoin d’un forestier léguant une futaie à ses successeurs, un geste qui entretient un lien avec le passé mais qui se tourne délibérément vers l’avenir.

La technique.
Une écriture personnelle colorée et rythmée par les pleins et les vides… Entremêlement des lignes, interpénétration des plans, multiplicité des angles et des points de vue, mes sculptures ainsi que mes tableaux-sculptures, ajourés, sont tous d’un seul tenant et travaillés en taille directe.

La démarche.
À travers un long mûrissement, une évolution lente et progressive faite de pauses et de réflexions, apprendre en faisant, oser son propre regard, trouver son propre langage.

Quelques textes…

« Dès sa naissance, l’homme a quelque chose à dire et ça commence par un cri. »
« Les découvertes jalonnent l’existence autant qu’elles apportent de nouveaux questionnements, de nouvelles complications.
En ce sens, la sculpture reflète la diversité, elle n’amène pas à un monde clos. De par la multiplicité des angles et points de vue qu’elle offre à celui qui la regarde, elle conduit à ce questionnement de l’un et du multiple qui montre que les choses ne sont pas simples, et qu’elles peuvent se voir de différentes façons ; une manière de rendre la complexité de la nature humaine et du monde alentours.
Sculpter, c’est moins travailler sur une réalité concrète (les pleins, les bosses) qu’insister sur ce qui nous échappe (les creux, les vides). Et si le vide ne peut être « ni vu ni touché », il peut donner à entendre et la sculpture parler à nos sens et stimuler notre intellect. »
Sam Phil

« Aborder la sculpture de Sam Phil, c’est se confronter à une réalité complexe et authentique : des volumes entremêlés, aux vides inspirés, taillés à même le bloc, calligraphiant l’espace d’ombre et de lumière, la courbe souveraine et indéniable.
Sans concession à la facilité, en décalage avec cette attitude actuelle qui exacerbe tant l’angoisse et le désespoir, s’agissant pour lui de dépasser le constat quotidien et ne pas ajouter de chaos au chaos, sa démarche vise au contraire à résister. En nous donnant à voir, à toucher et à ressentir, il nous engage à nous ressaisir et oser croire à une beauté sublimée par la rage d’espérer.
Avec ses sculptures et tableaux-sculptures, il transcende son savoir-faire et donne vie à tout un univers où règnent la liberté et l’équilibre, et non la morbidité complaisante et vaine. Il surligne son geste de couleurs, et ainsi se dégage du réel de la veinure du bois pour atteindre au rêver. Qu’on ne se s’y trompe pas, la peinture participe pleinement de cette volonté essentielle de partir en découvertes, de dire et montrer la liberté, la complexité et la beauté, sous toutes leurs faces et possibles.
Contrepoint de cette exigence plus que jamais affirmée, et comme pour s’en distancier, les titres, parfois ironiques, accentuent l’extrême engagement de l’œuvre, rejoignent et sont frères des graffs de nos cités amochées.
Ils hurlent et gueulent à l’évident besoin de respirer. »
Serge Froger

« ...Ses « casse-têtes » (« De la masse en révolte ») et autres « gueulards » (« Insoumis », « Sur les Dents »,etc.) ne sont pas les symboles d’un cri de détresse, mais figurent bien, en tant qu’objets esthétiques, ce cri de résistance où le désespoir n’est plus de mise.
Épinglés, adossés à ce mur vers lequel nos sociétés semblent susceptibles de se diriger tout droit, ils sont comme des garde-fous face au renoncement et à l’acceptation. C’est comme s’ils nous exhortaient à choisir notre camp face à la morosité ambiante, et Sam Phil a choisi le sien, celui de l’art et de la culture, quand bien même le combat serait inégal, incertain, ou vain. »

Cécile Miclos

« En nous accueillant dès l’entrée de l’exposition, « (At the) Crossroads » , soit « à la croisée des chemins », mais aussi «A l’heure des décisions irrévocables », condensent la démarche de Sam Phil. D’un matériau invraisemblable, des branches entremêlées d’un orme pleureur, il fait cet écheveau de parcours et de formes, haut en couleurs, qu’il nous invite à explorer en tous sens et sans limite.
L’œuvre souligne notre perte de repères parmi la multiplicité des images et autres informations qui troublent et fragilisent notre appartenance au monde. Elle incite à prendre une autre direction… D’autres orientations sont possibles que l’égoïsme, la peur et le repli sur soi d’une société en état de décomposition de plus en plus avancée, tenant difficilement la route, et susceptible d’aller droit dans le mur. Faire une pause - et non prendre la pose - mais tenter d’autres routes, penser à une nouvelle aventure, un monde plus grand, plus beau, plus solidaire... »
Cécile Miclos

SAM PHIL

SAM PHIL
Le Cri, la Larme (et le Temps qui passe) / Acrylique sur tilleul / cm par cm / 2018